Des bottes de foin bien conservées
Le taux de matière sèche du foin conditionne sa conservation et sa valeur alimentaire. Les quelques conseils suivants peuvent être utiles afin de garantir une ration de base hivernale de qualité correcte aux animaux.
Rentrer du foin bien sec
C’est-à-dire à un taux de 85 % de matière sèche. Pour cela, le foin doit bien sûr être pressé sec mais il est également conseillé de laisser les bottes au champ pendant quelques jours afin qu’elles finissent de sécher. Par contre, pour éviter toute moisissure qui vient du contact avec le sol, le foin est mis à l’abri au maximum dans les dix jours qui suivent le pressage.
En cas de doute, vérifier la température des bottes
Pour ce faire, il est possible d’utiliser une sonde à fourrage
Si la température au centre de la botte se situe entre 35 et 45 °C, il n’y a pas de problème.
Entre 45 et 65°C, le foin est en train de chauffer. Il convient de surveiller l’évolution de sa température et de stocker les bottes dans un local aéré, sans les entasser afin que l’air circule si cette dernière ne baisse pas.
Au-delà de 65°C, le danger d’incendie est très important. Contacter alors les pompiers pour connaitre la marche à suivre.
Identifier et ranger le foin par qualité
Des économies sur la ration de concentré sont possibles en réservant les meilleurs foins aux animaux avec les besoins alimentaires les plus élevés.
Si le liage est réalisé au filet, il est possible d’identifier les bottes avec une bombe à peinture pour animaux.
S’il s’agit de ficelle, un code couleur avec une fiche cartonnée par exemple peut alors être inséré sous une ficelle.
Réaliser des analyses de foin
Le laboratoire détermine les valeurs énergétiques et azotées du fourrage. Il suffit pour cela de constituer un échantillon en grappillant sur plusieurs bottes de la parc
Une quantité de 500 g de foin suffit pour ce type d’analyse.
Source: Laurence Sagot (Institut de l'Elevage)













